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Le comité d'engagement de l'Agence nationale
pour la rénovation urbaine a dit «oui » au Petit-Nanterre. « Oui » au financement
du projet de renouvellement urbain et social du quartier.
Le
23 février, Patrick Jarry, maire de Nanterre, a présenté le projet de renouvellement
urbain et social de la ville devant le comité d'engagement de l'Agence
nationale pour la rénovation urbaine ( ANRU).
Quatre quartiers, dont les dossiers ont été déposés en décembre 2004 auprès de
l'Anru, font l'objet d'une de-mande de financement : le Petit-Nanterre, l'Université,
le Parc et le Chemin-de-l'lle.
C'est
sur le projet du Petit-Nanterre le plus abouti
des quatre que se sont penchés les membres du comité. Après
plusieurs heures d'exposé et de débat, l'agence a rendu un avis favorable.
Cette décision, tant attendue par tous ceux qui travaillent depuis plus de
cinq ans sur le dossier (services de la ville, habitants,
bailleurs, associations...) doit permettre d'enclencher l'attribution des financements
qui permettront à la ville de conduire la transformation en profondeur du quartier. L'agence
a d'ores et déjà pro-posé de soutenir les premières interventions. La
signature officielle de la convention qui engagera définitivement
les partenaires financiers de l'Anru, devrait intervenir au
second semestre 2006.
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«Oui » au renouvellement de l'habitat
Au
Petit-Nanterre, le renouvellement de l'habitat concerne à la fois la
réhabilitation du patrimoine existant et la construction de
logements neufs, en apportant un soin
tout particulier aux espaces extérieurs. La réhabilitation des bâtiments
(plus de 1 000 logements au total) s'accompagnera en effet de travaux
de « résidentialisation ». Il s'agit de clarifier la limite entre espaces
publics (rues, parkings, espaces verts...) et privés (entrées des immeubles)
pour en faciliter l'usage.
Pour
300 logements démolis, 150 logements sociaux seront construits
au Petit-Nanterre et 150 dans d'autres quartiers de la ville (La
Boule, Les Chenevreux, Seine-Arche). Le quartier
bénéficiera également d'une offre d'habitat diversifiée,
pour partie consacrée à l'accession sociale à la propriété (90
logements) et pour partie au secteur locatif privé (60 logements).
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«Oui » à la
rénovation des équipements publics
Sous
dimensionnés, parfois obsolètes, certains équipements publics ne
correspondent plus aux besoins des habitants. C'est le cas notamment
des écoles, qui connaîtront des ex-tensions significatives, pouvant
aller jusqu'à la construction d'un nouveau groupe scolaire. Autre exemple : la
Maison de l'enfance. Elle sera démolie et reconstruite sur le même site, selon
une configuration qui lui permette de s'intégrer aux nouveaux aménagements urbains.
Le centre social des Canibouts et le club de
prévention seront, quant à eux, relogés dans de nouveaux
locaux.
« Oui » à la valorisation des espaces
publics
Après
l'achèvement de la coulée verte, d'autres lieux
publics seront aménagés et embellis. La rue de l'Agriculture sera
prolongée et complétée par la création de voies secondaires.
Enfin, en plus de la réhabilitation du centre commercial des
Tournesols, le projet prévoit la création de commerces en pied d'immeubles
le long de l'avenue de la République.
Quelle étude sur le pont de Rouen ?
Au-delà
des aspects urbains et sociaux, Patrick Jarry a insisté sur la
nécessité d'engager une étude complète sur le franchissement du pont
de Rouen, dans la perspective de l'ouverture d'un collège
avenue de la République en 2007 et du passage du tramway T1
Saint-Denis – Nanterre. La ville demande que toutes les hypothèses soient envisagées,
y compris celle de l'enfouissement de l'autoroute A 86 jusqu'au
pont de Bezons.
« Comme beaucoup de villes populaires de périphérie, a
expliqué le maire, Nanterre a payé un lourd tribut au passage
des infrastructures
autoroutières et ferroviaires, sans égard pour ses habitants et son territoire. Même si cela présente aujourd'hui certains avantages, ces travaux ont littéralement morcelé
la ville et provoqué l'isolement de plusieurs de nos quartiers ».
Si
l'accord conclu avec l'Etat pour la réalisation du projet Seine-Arche
représente pour le maire « une formidable incitation à aller plus loin pour effacer les cicatrices de
la ville »,
il est pour lui évident « qu'une réflexion doit s'engager
sur l'aménagement
des quartiers qui bordent le projet Seine-Arche ».
C'est le cas notamment à la cité des
Provinces-Françaises où un travail de concertation avec les habitants
est actuellement en cours. A l'issue du comité d'engagement, l'Anru
semblait acquise à l'examen des besoins de ce secteur. Un signal
encourageant pour la ville qui devrait déposer un dossier
finalisé dans les prochains mois.
Nanterre info • mars 2006 Sophie Bocard
Dernière mise à jour : 25-01-2007 15:32
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