| L’Etat a un tram de retard |
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| 04-05-2007 | |
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Nanterre info avril 2007 L’Etat a un tram de retard Des associations relancent le débat sur les grands travaux d’aménagement nanterriens inachevés. Pour faire cesser les nuisances, ils vont interpeller les décideurs et relancer la mobilisation des habitants.
Depuis quarante ans, Nanterre vit au rythme de grands
chantiers nationaux. Celui de l’A86 puis de l’A14, deux cicatrices urbaines
toujours pas résorbées. Le retard du tramway et l’enclavement du cœur de ville
les rendent plus douloureuses encore. Six associations se sont réunies pour
faire le point sur ces interminables chantiers : l’association de défense
et d’information des résidents sur l’aménagement de Nanterre, Naturellement Nanterre,
Mieux vivre au Petit-Nanterre, Unis vers cités, l’Aberpa du quartier
Berthelot-Pascal et l'association Centre social et culturel les Défaut de couverture « Pour faire passer la pilule de l’A14, on nous avait promis de l’enfouir. Or l’échangeur avec l’A86 est toujours en surface, alors que sa couverture, bretelles comprises, était inscrite au dernier contrat plan Etat Région 2000-2006 (CPER). C’est aussi au point mort du côté de la cité Anatole France, de l’avenue de la Commune et des nouveaux immeubles de la rue Rouget de l’Isle et rien n’est prévu dans le nouveau CPER ! », lance Michel Champesme de Naturellement Nanterre. Ce délai empêche aussi la finalisation du parc du Chemin de l’Ile dont les 40 hectares devraient s’étendre jusqu’au dessus du nœud autoroutier. Mais ces chantiers, retardés par le transfert de compétence à la région devraient recevoir, après la présidentielle, les 150 000 euros nécessaires à leur achèvement d’ici à 2012. Jean Guével de Mieux vivre au petit Nanterre appelle néanmoins à la vigilance : « Il est question d’enfouir la RN13 pour le confort de 2 500 habitants de Neuilly. Il faudra que les 10 000 Nanterriens souffrant de nuisances ne soient pas oubliés. » Pour s’en assurer, les association vont prendre rendez-vous avec le directeur régional de l’équipement. Un tramway nommé Arlésienne La prolongation de la ligne T1 Bobigny - Saint-Denis jusqu’à Nanterre Université, transformée en gare multimodale, améliorerait la desserte de la ville. Là encore, le projet accuse un plan –soit six ans- de retard. « Inscrite au dernier CPER, le première tranche de travaux, prévue à Colombes, a dû être reportée du fait de l’opposition de cette commune. Elle figure désormais au Drif, mais si l’enveloppe transport n’est pas triplée, les études ne seront pas prêtes pour débuter les travaux en 2013 », avertit Patrick Jarry. L’urgence est pourtant là, l’extension des tours de la Défense devant amener 10 000 salariés supplémentaires. Sans oublier « le trafic qui va passer de 120 à 170 000 voitures jours avec Seine-Arche », a noté Daniel Brichot d’Unis vers cités qui suggère de mettre la ligne de bus 304 en site propre pour préfigurer l’arrivée du tram. L’assistance s’est accordée sur la nécessité d’une campagne d’information pour mobiliser les Nanterriens : balisage du tracé du tram, matérialisation de ses stations ou randonnées à vélo sur son itinéraire sont à l’étude. Le point noir se noircit Dernier problème, et non le moindre, l’engorgement du Petit-Nanterre, notamment à cause de la saturation du Pont de Rouen. En huit ans, aucune solution n’a été envisagée, l’enfouissement de l’A86 à ce niveau, réclamé par les riverains, étant jugé trop cher. « L’Etat se défausse encore, via le transfert de compétence au conseil général. Or la situation est invivable. A cause des gaz d’échappement, j’ai déjà été pris de malaise lors d’un tractage ! », s’indigne Marc Vignau. L’ouverture à la rentrée prochaine du nouveau collège Anatole-France et le transit des élèves inquiète donc. Nadine Garcia a évoqué le projet de sécurisation des voies piétonnes du conseil général, mais vu les risques encourus en traversant les bretelles autoroutières et la pollution, les habitants demandent une navette. Certains misent sur le projet Eole. Visant à décharger la gare Saint-lazare et le RER A, cette ligne devrait emprunter le pont de Rouen et poser la question de son devenir. Encore faut-il prendre son mal en patience : « Le CPER ne prévoit que 10 millions d’euros d’ici à 2013, à peine de quoi amorcer les tous premiers travaux », soupire Yolande Traimond.
Virginie Leray
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