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Cité des Potagers
La Sonacotra a
engagé la somme de 50 000 euros
afin de procéder d’ici à la fin de l'année 2005 au remplacement des canalisations défectueuses des eaux
pluviales et usées de la résidence des Potagers.
Jeudi 17 novembre, 18 h 30. Local du Programme de rénovation urbaine et sociale
( PRUS), rue des Aubépines. Une réunion avec les représentants de la
Sonacotra, le bailleur chargé de la gestion des soixante-six logements de la
résidence des Potagers ? Les Locataires l'attendaient depuis longtemps. Sans ne plus
oser y croire. Et pour cause. Un an et demi de démarches administratives,
de réclamations et d'interpellations classées sans sui-te, ça use. Le
nerf du problème : la détérioration des canalisations des eaux pluviales
et des eaux usées de la résidence. Ajoutés à cela les dégâts des eaux en
série qui se sont produits dans les immeubles (58 logements sont
concernés), laissant les locataires dans le désarroi. « Manque de
réactivité et d’écoute » de ta part du bailleur qui peine à « prendre en
considération la situation », dégradation des conditions de vie des
locataires. L'indignation monte. Attendre dix-huit mois, comme le rappelle, à
titre d'exemple, Imak Mbarek, président de l'Amicale des locataires de la cité des Potagers,
pour que soit dépêché sur les lieux d'un dégât des eaux un
technicien chargé de déterminer t'origine du problème (« durée de l'
intervention : cinq minutes ! »), c'est long. Très long. Nombreux sont
ceux qui auraient baissé les bras. Pas eux. Pour faire entendre leur
voix, les locataires se regroupent, fondent l'Amicale des locataires de ta
cité des Potagers et décident alors d'interpeller outre la mairie de
Nanterre, le préfet des Hauts-de-Seine et le président du conseil général,
également ministre de l'Intérieur. Seul le service communal de l'hygiène se rend sur place les 27 et
29 septembre dernier. Forte humidité, effritement des murs et des
plafonds, insalubrité avancée : le constat est sans appel. Les
termes de « dégâts des eaux », de « canalisations non étanches » et de
« dégradation des revêtements de paroi », notamment, figurent
dans un rapport qui va faire son chemin.
Décrispation et engagements
Autour de la table, le climat est tendu. Dans le
rôle du « modérateur» : Marc Vignau, conseiller municipal,
président du conseil de quartier du Petit-Nanterre, qui insiste sur la
nécessité non pas de « ressasser les difficultés rencontrées dans le passé », bien qu'il n'ignore pas
qu'elles ont été nombreuses, mais de « sortir de l’impasse» et de « trouver des
solutions concrètes aux problèmes actuels ».
Du côté des locataires, on veut en finir avec
cette situation. Etre écoutés et respectés. Avoir le droit de vivre dans un
logement décent. De l'autre, celui de la Sonacotra, on se refuse à
admettre la gestion controversée de la crise, mais on affirme que le dossier
va être traité. La mi-se en demeure du bailleur par ta vil-le de Nanterre
(via un courrier envoyé fin octobre par Christine Boule
cet, adjointe au maire déléguée à l'environnement, à ta direction
départementale de la Sonacotra), ainsi que la venue sur le site, te 15 novembre
dernier, de Patrick Jarry, maire de Nanterre, insistant sur « l’urgence des travaux à accomplir », auraient-elles
stimulé ta bonne volonté de la Sonacotra, sinon poussé le bailleur à assumer ses
responsabilités sur cette affaire ? Elles semblent en tout cas accélérer le
processus de « réconciliation », les deux parties se disant prêtes
désormais à faire un pas l'une vers l'autre. Les locataires, en réitérant leur « volonté de travailler en harmonie et totale confiance avec la Sonacotra » et en
qualifiant de positive la nomination le 7 novembre dernier de Madame Anna Lhermitte
à la direction départementale (92). Le bailleur (par l'intermédiaire
précisément de la nouvelle directrice), en saluant comme «une chance» l'existence de
l'Amicale des locataires de la cité des Potagers, considérée comme « un interlocuteur privilégié ».
Par-delà les
intentions, un engagement concret a été pris. Sous la demande persistante de
Nadine Garcia, adjointe au maire déléguée à l'action
sociale, ta Sonacotra a confirmé la somme de 50 000 euros allouée en urgence au remplacement de « toutes les canalisations défectueuses de la résidence ». L'opération, débutée le 23 novembre, devrait s'achever d'ici ta fin de l'année 2005. « Dans un deuxième temps, a
indiqué Anna Lhermitte, la Sonacotra
procédera à des travaux d’embellissement des
logements sinistrés ». Cela conformément aux engagements pris par Christian Bedetti,
directeur régional de la Sonacotra, dans un courrier (daté du 25/10/2005) adressé à
Christine Bourcet. Y est également stipulé que « le montant de ces travaux (ndama : d'embellissement) a d'ores et déjà
été budgétisé pour l'année 2006 ». Ni la date, ni le calendrier de
cette opération qui concernera la remise en état des salles de bain,
cuisines et placards sinistrés, n'ont pour l'heure été communiqués.
Contacté le 5 décembre
par téléphone, Mohamed Ajjaj, président adjoint de l'Amicale
des locataires, nous a fait connaître ses craintes quant à une
prolongation de la durée des travaux. « Le
remplacement des colonnes n’a commencé véritablement
que le 28 novembre, nous expliquait-il. Seuls deux
employés de l'entreprise Rado, désignée par la Sonacotra pour assurer cette mission, sont sur les lieux. Or, sept cages d’escaliers, nécessitant chacune deux semaines d’intervention, sont à traiter. » Affaire à suivre.
Cécile Moreno
Nanterre
info ¨ décembre 2005 Dernière mise à jour : 25-01-2007 15:33
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