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Bien implanté
dans la cité des Iris, le trafic était prospère... mais récent, se développant
particulièrement depuis le démantèlement du réseau des Provinces-Françaises
en mars dernier. « Un trafic de remplacement », commente simplement un proche
du dossier. Pour la brigade des stupéfiants de la sûreté
départementale, l'affaire démarre en septembre avec une kyrielle de plaintes
d'habitants du quartier. Une surveillance serrée de cette cité tranquille
s'organise peu à peu. Au fil des semaines, les policiers repèrent
vendeurs,
guetteurs, contremaîtres et le chef, un garçon de 21 ans, habitant du quartier.
Il est assisté de deux lieutenants, âgés de 23 et 26 ans, chargés d'organiser
le deal, de surveiller les vendeurs... Progressivement, l'organigramme se
dessine. « Classique » dans ce genre de business.
Outre le chef et ses
acolytes, une dizaine de vendeurs et guetteurs se répartissent les
tâches.
Les uns servent les clients, qui viennent des quatre coins du
département, pendant que les autres guettent l'arrivée des brigades
anticriminalité (BAC). Chacun des membres du réseau est
identifié.
Parallèlement, les enquêteurs recueillent trois témoignages sous
X, confirmant les rôles de chacun.
Un « marché » ouvert le
soir
Le « marché » de la cité des Iris n'était ouvert qu'en fin de
journée. Entre 17 heures et 1 heure du matin, les vendeurs réalisaient
quotidiennement entre deux cents et trois cents ventes. Le lieu de stockage
de la marchandise a finalement été découvert : un appartement situé dans
l'immeuble faisant face au lieu du deal. Sans antécédent judiciaire et
rejoignant chaque matin son lieu de travail, l'occupant des lieux, un
trentenaire, était bien « la nourrice » dans ce trafic. Lors de la descente
de police lundi après-midi, les enquêteurs ont retrouvé chez lui quelque 51
kg de résine de cannabis et 9 kg d'herbe. C'est aussi là que le shit était
coupé avant d'être conditionné pour la vente au détail. Lundi et mardi,
treize jeunes gens ont été arrêtés. Deux ont été remis en liberté, les onze
autres étaient toujours en garde à vue hier. Tous devraient être déférés au
parquet de
Nanterre demain.
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