Paru le : 24/08/2006
" Il nous faut plus d'air "
1/5. « Le Parisien Hauts-de-Seine » vous propose de partir à la rencontre de cinq quartiers concernés par l' ANRU.
En quoi consiste le projet, qu'en pensent les habitants ?...
Aujourd'hui : le Petit-Nanterre.
Problèmes d'insécurité, vétusté des appartements, manque d'espaces verts... « Dans les années 1980, le Petit-Nanterre
ressemblait à une cité à l'abandon où pratiquement tous les rez-de-chaussée étaient inoccupés et où trois cents logements étaient libres », se souvient Pierre Vignaud, vice-président de l'association Pour le mieux-vivre au Petit-Nanterre. Vingt-six ans après, ce quartier situé à proximité de Colombes, en bordure de la A 86, s'est amélioré, mais il reste beaucoup à faire.
Certains immeubles de la cité des Canibouts (NDLR : l'une des deux cités principales du quartier) sont en état de délabrement avancé et de nombreux commerces ont baissé leur rideau. Pourtant, les opérations de réhabilitation n'ont pas cessé depuis deux décennies.
« Problème d'enclavement »
« Les premières rénovations ont débuté en 1983, rappelle Pierre Vignaud. Nous étions allés voir toutes les familles une par une pour connaître leurs attentes. » Résultat : des cuisines agrandies, des espaces de jeux aménagés et de nouvelles allées aux noms fleuris. Les façades d'immeuble de l'office municipal HLM ont également été ravalées et une zone pavillonnaire a vu le jour.
« Nous avons aussi résorbé l'habitat insalubre, rénové les écoles, créé des équipements publics, souligne le maire communiste de Nanterre Patrick Jarry. Depuis vingt ans, il y a eu un travail urbain et social continu dans ce quartier et l'aide de l'Anru va nous permettre d'accélérer le processus. »
« Ce n'est pas en construisant de nouveaux appartements que l'on va régler tous les problèmes de chômage, de trafic ou d'occupation des halls d'immeuble », juge une habitante. Mais justement, l'opération ne vise pas seulement à reconstruire.
Elle doit aussi permettre de sortir le Petit-Nanterre de son isolement, les habitants se sentant à la fois éloignés du centre-ville et isolés physiquement par le noeud routier de la A 86.
« Le quartier est trop refermé sur lui-même », estime ainsi une pharmacienne. « Il nous faut plus d'air », résume un gardien d'immeuble. « L'Anru a reconnu qu'il y avait un vrai problème d'enclavement, note Patrick Jarry. Mais nous avons dû attendre vingt ans avant d'obtenir que la ligne de bus qui traverse le quartier roule la nuit alors que la moitié des habitants dans ce secteur n'ont pas de voiture. J'espère qu'il ne faudra pas attendre encore vingt ans pour obtenir la construction du tramway qui doit relier le Petit-Nanterre à Rueil, via la préfecture et la place de la Boule...»
DEMAIN : Le Clos-des-Terres-Rouges à Rueil-Malmaison
Frédéric Mouchon
Dernière mise à jour : 25-08-2006 13:55
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