« On est difficiles à gérer, hein ? »
Au bout d’une demi-heure de cohue contrôlée, elles parviennent enfin à se frayer un passage vers le gymnase Léo-Lagrange, plein à craquer, où elles s’asseyent devant un parterre d’enfants. « On est difficiles à gérer, hein ? » entame, au micro, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, puis, avec un sourire complice à sa voisine : « Avec Rachida, on a décidé d’aller dans des quartiers où on ne nous enverrait pas forcément. » S’ensuit une heure de questions-réponses, où il est surtout question de discrimination, de conditions de détention, de chômage.
Le président de l’association de quartier Zy’va, Hafid Rahmouzi, se pose en médiateur, calmant le débat. Dans le fond de la salle, les sans-papiers qui occupent l’église Saint-Paul depuis le mois de mars ne prennent pas la parole.
« Merci pour les dattes que vous nous avez envoyées tout à l’heure », sourit Nathalie Kosciusko-Morizet. Les deux femmes ont terminé leur visite par la rupture du jeûne du ramadan dans les locaux de Zy’va.
Le Parisien















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