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déc 09 2005
Histoire de la rue des Pâquerettes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 

Ecrit par Jacques Guével, le 09-12-2005 08:38

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Publié dans : Paru dans la presse, Autres

Image A hauteur du Pont de Rouen, au lieu dit les « Grands Champs », se détachait jadis le chemin de Colombes, qui rejoignait un peu plus loin le lieu-dit des « Côtes d’Hautil ». L’îlot, ainsi formé, resta longtemps isolé au milieu des champs de blé, de luzerne et des cultures d’asperges. Ce n’est que plus tard qu’on commença à y construire de modestes pavillons. L’industrialisation des environs immédiats débuta en effet à partir du début du vingtième siècle et après la première guerre mondiale. Les ouvriers cherchant à s’établir à proximité de leur lieu de travail, de nombreux pavillons, maisonnettes de bois ou de carreaux de plâtre furent donc progressivement édifiés en bandes étroites, épousant les formes du terrain. Des conditions de vie difficiles néanmoins, puisqu’à l’époque, beaucoup ne bénéficiait pas encore de l’eau courante, et n’étaient toujours pas raccordés aux égouts.
La rue des Pâquerettes, alors appelée « chemin de Colombes », faisait partie de ces quartiers déshérités, mais où s’organisait une vie associative très intense… En 1948, par exemple, l’association « les Amis du Petit-Nanterre », ayant pour vocation de promouvoir, soutenir et favoriser les activités d’entraide populaire, concernant le relogement, l’amélioration des conditions d’hygiène et d’habitation, s’y implanta. La Maison de l’amitié, sous la houlette du prêtre ouvrier André Bauger, familièrement appelé le « père André » s’enracina également dans le quartier. Cette organisation œuvrait pour l’orientation et l’entraide de la jeunesse ouvrière. En 1952, un dispensaire ouvrit ses portes, puis ce fut au tour de bains douches, en 1953. Mais, peu à peu, sur les vastes terrains environnants s’entassaient des nouvelles cabanes faites de planches, de tôles et de pierres qui abritaient, dans des conditions souvent inhumaines, les familles des travailleurs nouveaux, venus pour la plupart d’Afrique du nord. La lèpre finit par s’y installer et mit plus de vingt ans à se résorber… Pourtant, pendant ces vingt années, une cité nouvelle se modelait sur les terrains vagues de la rue des Pâquerettes à la rue Alfred-Dequéant. Allaient être créés : 1200 logements, un centre commercial, le groupe scolaire des Pâquerettes (inauguré en 1961), le groupe de La Fontaine, rue de l’Agriculture ( 1964), une bibliothèque, une crèche, une maison de l’enfance, un centre de Sécurité sociale… L’histoire des Pâquerettes entamait alors un nouveau chapitre, toujours fait de peines et de joies, de luttes et d’espérances…

Source : Oh ! Quelle histoire. Nanterre au fil des rues. Société d’Histoire de Nanterre. Bulletin n° 15. Volume 2. Février 1995.
 

Dernière mise à jour : 09-12-2005 08:39

   
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Tags : l’industrialisation, progressivement, l’amélioration, d’espérances…, familièrement, l’agriculture, l’association, l’orientation, s’entassaient, bibliothèque,


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