avr 08 2009
compte rendu du 17 mars 2009
08-04-2009
 
Pages vues 1412    

 

logo_mairie.jpg

 

COMPTE RENDU DU CONSEIL DE QUARTIER

  DU PETIT NANTERRE - 17 MARS 2009

 

Rosy Stanislas, responsable de l'animation du conseil de quartier introduit la séance :

Ce soir, notre conseil de quartier bénéficie de la présence de Monsieur le Maire, pour échanger avec vous sur le projet d'extension de La Défense.

Je vous rappelle les points à l'ordre du jour :

  1. Présentation de la nouvelle chef de projet - Delphine RAUDE
  2. Nous aborderons ensuite le projet d'extension de La Défense. Nous visualiserons un petit film qui nous permettra de débattre sur les enjeux de ce projet.
  3. Avant de débuter notre réunion de ce soir, nous avons avec quelques habitants, été constater les effets de la résidentialisation sur l'immeuble des tulipes. Je vous proposerais de tirer ensemble un bilan de ce type de réalisation.
  4. Enfin, des habitants ont émis le souhait d'échanger sur les difficultés d'usage du parking qui jouxte la sortie de l'école des pâquerette

Nouvelle chef de projet du Petit Nanterre : Delphine RAUDE que vous pouvez joindre au 01.47.29.52.66 ou par mail : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

Nous allons maintenant aborder le point numéro 2, qu'est le projet d'extension de La Défense. Pour nous permettre de bien saisir tous les enjeux, je vous propose de regarder une vidéo.

 

2. Projet d'extension de La Défense

Toutes nos excuses pour les problèmes techniques qui n'ont pas permis une projection de qualité de la vidéo. Si vous le souhaitez, vous pouvez la visionner sur le site de la ville www.nanterre.fr

Un film a présenté les grands enjeux de ce projet et les impacts pour la ville de Nanterre. Patrick Jarry rappelle le contexte de ce projet : « Alors que les gouvernements précédents avaient accepté d'accompagner le projet Seine Arche, l'équipe de Sarkozy le remet en cause avec le projet d'extension de La Défense... Ce sont 200 hectares sur la ville qui peuvent être concernés, dont les terrains des Groues, les bords de Seine et les 17 hectares des Papeteries. Depuis 1976, l'Etat n'a cessé d'aménager, le territoire le long de l'avenue de la République, avec la construction de l'A86 et l'A14 dont nous réclamons la couverture. Son coût s'élèverait à 51 millions d'euros.

Je vous invite dans ce cadre, le 28 mars, à une visite du site. Nous souhaitons un développement de ville qui réponde aux besoins des habitants en termes d'habitat, d'équipements, de développement économique et non aux besoins de La Défense. Nous avons proposé aux élus des 6 communes concernées d'échanger sur cette question et en particulier sur les questions de transport en commun. L'une des priorités est la réalisation du tramway, avec une première tranche Défense-Bezons avec un arrêt aux 4 chemins.

Nous nous sommes engagés à construire 1000 logements chaque année pendant 6 ans dont 40 % de logements sociaux ; à développer l'emploi en ciblant sur la diversité d'emploi qui permet à chacun de trouver du travail. Nous avons signé, il y a quelques jours, une charte à 75 entreprises pour favoriser l'emploi aux nanterriens.

La question du pont de Rouen reste un point dur sur lequel l'Etat ne s'est jamais véritablement engagé pour atténuer la coupure entre le quartier et le reste de la ville.

Nous demandons que les projets soient débattus. Ainsi, nous organisons des rencontres dans les conseils de quartier, un conseil municipal extraordinaire le 23 mai prochain. Nous avons des propositions à élaborer, Nanterre doit être entendue.

 

Temps d'échanges :

Une habitante : Qu'en sera-t-il des impôts locaux, si ce projet aboutit ? Seront-ils affectés à Paris ?

Un habitant : Vous parlez de construction de logements sociaux, mais à quel prix ? J'ai une autre remarque sur les chartes signées avec les entreprises. Est-ce que cela va bénéficier aux nanterriens lorsque nous constatons qu'à BUT, il y a seulement 3 personnes du Petit Nanterre qui y travaillent ?

Un habitant : J'ai la même interrogation. Lorsque la chaufferie Enertherm a été réalisée, cela n'a pas eu d'impact sur le recrutement des habitants.

Patrick Jarry : Nous souhaitons un débat sur les questions d'aménagement. 200 hectares sont concernés. Que fera-t-on dessus ? Les papeteries sont en voie de fermeture, 17 hectares. Quels types d'emploi sont prévus ? Quelles entreprises ? Combien de m² pour les services publics ? Nous souhaitons participer aux décisions et non que l'on décide pour nous.

La taxe professionnelle, c'est 70 millions d'euros. Cela représente la totalité des dépenses de la ville. Si elle est supprimée, nous ne pourrions plus faire fonctionner les services, à part le paiement des salaires. Nous avons fait le choix d'un niveau d'imposition faible pour les familles, parce que nous pouvons bénéficier d'une taxe professionnelle importante.

A titre d'exemple, la tour Société Générale rapporte en TP 3 millions d'euros. En même temps, cela fait 15 ans que la TP diminue pour les grosses entreprises. Qu'ont-elles fait de cet argent ?...

La taxe professionnelle est un impôt dynamique, plus il y a de l'emploi, plus on crée de la richesse. Si elle disparaît, elle risque d'être compensée par un montant fixe. Comment ferons-nous pour développer des projets ? Les richesses doivent être également mieux réparties. Aujourd'hui, les entreprises industrielles paient plus la taxe professionnelle que les banques, il faudrait un impôt plus juste.

Concernant le magasin BUT, nous n'avons pas signé de charte avec cette entreprise. La marge de manœuvre pour la ville n'est pas facile. Globalement les entreprises nous disent qu'elles souhaitent embaucher à leur convenance. Il faut noter également l'écart entre l'offre et la demande. Ce qui nous semble important est de réduire l'écart entre la formation et le besoin du territoire.

De plus, le contexte est difficile. Le niveau de chômage a repris 6 % au dernier trimestre à Nanterre. Au plan national, on annonce 100 000 chômeurs supplémentaires chaque mois.

Saliha Kadeifa sur les conditions de mise en œuvre de la charte signée avec les entreprises.

Mme Kadeifa pose également la question de la formation, quelles modalités pour mettre en adéquation l'offre et la demande.

Marc Vignau : La charte est à votre disposition si vous souhaitez la consulter. La MEF est désignée comme le partenaire privilégié des entreprises pour la mise en application de cette charte.

Concernant la taxe professionnelle, si l'Etat décide de la supprimer. Pour l'instant, il ne dit pas comment il la compensera.

Pour répondre au coût du logement. Pour permettre un coût de construction moins cher, on négocie sur le foncier. Nous arrivons à sortir des logements à 2900 € le m² au lieu de 4000 € le m². Concernant les logements à l'accession encadrée, nous avons actuellement 1000 demandes sur la ville. Ces ménages occupent des logements sociaux, si nous pouvons répondre à leurs demandes, ce sont des logements sociaux qui se libèrent.

Un habitant : quel est le rôle de la mairie dans la gestion de la cité d'Adoma ? Qui est propriétaire là où BUT a construit ? Pourquoi, la cité des Potagers est enclavée ? On n'a rien. Combien de temps, faudra-t-il encore attendre ? ça fait 52 ans que j'attends ? Et l'ANRU ? Il n'y a pas de projet pour les potagers, on nous a parlé d'un avenant ?

Patrick Jarry: Nous sommes les premiers à regretter qu'Adoma n'ait pas voulu s'y inscrire. La ville ne manque pas d'inciter à prendre des mesures. Combien de fois, j'ai interpellé le directeur. Nous sommes prêts à réaliser une aire de jeux mais Adoma ne veut pas.

Nadine Garcia : Toutes les aides sont mobilisées par l'ANRU. Je suis prête à m'investir à vos côtés, pour aller voir le Préfet.

Rachid Tayeb : Le maire a convoqué les bailleurs pour les inciter à jouer le jeu de la mutation. On se bat avec des moyens disproportionnés face à l'Etat.

Un habitant : Les potagers sont entourés d'un mur. Ne serait-ce pas possible de le remplacer par un grillage et des plantations ? Et puis, une seule entrée pour accéder à la cité, nous sommes obligés de passer par l'autoroute. Nous souhaiterions que le cheminement piéton soit élargi pour les véhicules.

Patrick Jarry : Il faut que tous les habitants de la cité soient favorables à cette proposition. Je veux bien installer des bancs mais il faut que tout le monde accepte. Certains ne souhaitent pas avoir des bancs sous leurs fenêtres.

Adoma n'a pas voulu intégrer la convention ANRU. Ils ont refusé soit d'engager une réhabilitation importante, soit de démolir. Nous avons proposé un avenant, je ne suis pas sûr que l'on y arrive, les crédits ANRU ne cessent de diminuer. Sans subvention, rien n'est possible pour les bailleurs. 95 % de leurs ressources sont les loyers.

La rénovation, c'est parti... nous allons reloger les ménages dans du neuf. Déjà 26 familles relogées, cela n'a pas été facile mais c'est réalisé.

Patricia Penture : Il y a un projet ANRU. Je suis nouvellement élue. Je ne lâcherai pas, j'ai à cœur le Petit Nanterre. La ville ne doit pas être seule à se battre, les habitants doivent se mobiliser. Il n'y a pas de raison que ce quartier ne devienne pas comme les autres.

Barbara Feaugas pose la question de la mixité sociale dans les constructions de logements. Souhait d'une plus grande diversité au profit du locatif privé ou de l'accession à la propriété.

Didier Debord : Concernant l'accès à la cité des potagers, nous avons proposé de mettre la rue ... en double sens. Pour cela, nous avons sollicité l'avis du Conseil Général. Il a émis un avis défavorable mais nous l'avons à nouveau interpellé par un courrier transmis il y a quelques jours.

Une habitante : concernant le projet urbain, personne ne voudra venir dans le quartier, s'il n'y a pas d'autres logements.

Patrick Jarry : Il est prévu 300 logements démolis. 150 seront construits hors du quartier et 150 sur le quartier. Une entreprise liée au 1% patronal réalisera des logements accessibles à la propriété. Il est important d'ajouter de la diversité de logement. Dans le cadre des relogements, nous allons proposer aux habitants des Canibouts, d'aller vivre au Mont Valérien ou aux Terrasses, pour ceux qui le souhaitent.

Nous allons poser une première pierre, samedi 21 mars pour la construction d'un premier immeuble sur le parking d'ADOMA. Dans ces réalisations, nous mêlons les deux bailleurs, LOGIREP et l'office HLM. Au prochain conseil de quartier, nous pourrions expliquer l'évolution du projet urbain et en particulier, les prochaines opérations de logement. 100 millions d'euros sont nécessaires pour ce projet, à partager entre l'Etat, le Conseil Général et la ville de Nanterre. Il a fallu 3 ans entre le dépôt du projet et la signature de la convention. Il reste des difficultés. L'OMHLM a engagé les travaux, l'Etat doit verser 1,6 millions d'euros. Nous souhaiterions que le projet avance plus vite. Nous aurons des immeubles le long de l'avenue de la république avec une diversité des logements.

Nous prévoyons de soumettre une convention au Conseil Municipal. Cette dernière stipulera que la ville ne permettra plus aux bailleurs de construire s'il n'y a pas d'engagement de leur part, d'entretenir régulièrement leurs patrimoines et de permettre aux locataires, un parcours résidentiel via la mutation.

Un habitant : Je suis commerçant aux Canibouts. Nous subissons une perte d'exploitation, on ne sait pas ce que l'on va devenir. LOGIREP ne nous dit rien.

Marc Vignau : Nous avons l'engagement de LOGIREP que les commerçants seront vus avant l'été.

Jacques Guével : La charte de relogement est en phase de réécriture pour les prochains bâtiments. Nous procédons bâtiment par bâtiment.

Une habitante : Je souhaiterais intervenir pour les coquelicots. Nous avons un problème de stationnement. Sur l'immeuble des glycines, il n'y a pas d'entretien des plantations. Il y a également des jets de déchets par les fenêtres.

Un habitant : J'habite au 4 rue de l'agriculture. Il manque des places de parking.

Marc Vignau : Nous n'avons pas fini d'aménager le secteur. Les prochaines opérations de logements seront pourvues de parking souterrain. En réaménagement les voiries, il y aura davantage de stationnement en surface.

Un habitant : sur l'avenue de la république, au niveau de l'hôpital, il manque un aménagement sécurisé pour permettre aux enfants de traverser la rue.

Une habitante : Rue de l'agriculture, sur la partie réaménagée, il y a des arbres arrachés. Je souhaitais vous faire part d'une situation insoutenable actuellement. Pour nous, la coulée verte est devenue la coulée de l'enfer. Depuis un mois, 40 à 50 jeunes squattent et jouent au football sur le nouvel espace rue de l'agriculture, utilisent le passage piéton sécurisé en but, gênant la circulation. Ils sont présents souvent jusqu'à 2h du matin. On appelle la police, soit elle ne se déplace pas, soit elle ne fait que passer sans s'arrêter.

Marc Vignau : D'où la nécessité de débattre sur les prochains aménagements publics, pour concevoir des espaces où l'usage sera plus difficile à détourner.

 

 

Rosy Stanislas conclue la séance avec le rappel de 2 dates :

Le 21 mars, visite du logement témoin de LOGIREP, pose de la première pierre de l'opération de logements LOGIREP et OPHLM sur le parking d'ADOMA.
Le 28 mars,  projet d'extension de la défense, avec visite des Groues, rencontre avec des experts pour mettre en perspective les enjeux pour la ville de Nanterre.

 

 

 

 

Remarque complémentaire

 

Magasin BUT : lorsque BUT s'est installé sur le Petit Nanterre, la ville a sollicité l'entreprise pour que le recrutement prenne en compte les demandeurs d'emploi nanterriens. BUT a accepté la démarche. La Maison de l'Emploi et de la Formation a été missionnée pour accompagner les demandeurs d'emploi auprès de l'entreprise. A l'époque, des nanterriens ont été embauchés dont 3 du quartier.


Dernière mise à jour: 07-02-2010 20:23

Publié dans : Conseils de Quartier, Les compte-rendus du Conseil de Quartier
Citer cet article dans votre site Favori Impression Envoyer à un ami Articles associés

Commentaires utilisateurs (0)

Aucun commentaire posté

Ajouter votre commentaire



mXcomment 1.0.9 © 2007-2010 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved