fév
07
2010
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Réhabilitation
accomplie
Petit-Nanterre. Le PRUS suit son cours. La réhabilitation
des appartements des bâtiments B, C et D des Canibouts est achevée. Une étape
importante de franchie.
Les démolitions et reconstructions d'immeubles font souvent
figures de « stars » des programmes de renouvellement urbain et
social (Prus). C'est spectaculaire et impressionnant. Il ne faudrait toutefois pas
oublier les importantes campagnes de réhabilitation menées en parallèle sur
l'habitat restant. Une manière de ne pas créer de quartier à deux vitesses. Après
les 920 logements du patrimoine de l'Office municipal HLM (Pervenches,
Glycines, Lilas, Coquelicots, Jonquilles, Tulipes, Iris) c'est au tour de
Logirep, de procéder à la rénovation de ses appartements. Depuis le printemps
dernier, le bailleur social Logirep s'est lancé dans la réfection de 270
logements des bâtiments B, C et D. Quelques jours avant l'achèvement de ce
programme, le maire de Nanterre, Patrick Jarry s'est rendu sur place,
accompagné d'élus, de l'architecte, de représentants du bailleur, de la société
de travaux GTM, de la Semna
(société d'économie mixte de Nanterre) et d'agents municipaux. La délégation a
pu visiter quelques appartements rénovés en présence de leurs occupants.
Isolation renforcée
Tous les logements ont bénéficié d'une remise aux normes
électriques et de l'installation de nouveau chauffe-eau à gaz. Les tuyauteries
ont également été changées. Puis, selon les besoins ou les demandes des
locataires, d'autres opérations ont pu être opérer. C'est le cas d'un locataire
handicapé du bâtiment B qui a bénéficié de la pose d'une douche à la place de
son ancienne baignoire qui lui devenait inutilisable. Une résidente du bâtiment
D, a obtenu l'agrandissement et la condamnation d'une des deux portes de sa
cuisine. « C'est un gain de place très appréciable » témoignait-elle.
A noter également, concernant les parties communes, la réalisation d'une rampe
handicapée, bâtiment B. Une série de travaux qui, a en croire les habitants, a
redonné espoir au gens du quartier dont le climat s'est apaisé. Et, cerise sur
le gâteau, le budget alloué au Prus du Petit-Nanterre a été réévalué dans le
cadre du plan de relance du gouvernement. Résultat : Les façades seront
isolées par l'extérieur avant d'âtre simplement repeinte comme il était prévu
initialement. Cela devrait induire des économies de chauffage pour les
locataires.
Cyril Pacouret
Dernière mise à jour: 07-02-2010 21:25
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07
2010
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Décembre 2009
Le pied à l'étrier
Petit-Nanterre. Depuis 2006, l'association Zy'Va propose à
des bénévoles d'accompagner des jeunes dans la réalisation de leur projet.
Focus sur une création d'entreprise.
C'était au mois de juin dernier. Djilali Boukhari et Stéphane
Rousseau se retrouvaient pour un rendez-vous de travail dans les locaux de l'association
Zy'Va au Petit-Nanterre. Et comme le sérieux n'exclut pas le plaisir, la
matinée se terminait autour d'un couscous maison préparé par les mamans du
quartier.
Pas de doute, entre ces deux-là, le courant passe. Djilali
Boukhari a un peu plus de 30 ans. Il découvre un nouveau métier, celui de chef
d'entreprise. En 2008, il a créé Cap Hitech, une société de conseil et
d'ingénierie en informatique de pointe. Stéphane Rousseau, lui, est directeur
des systèmes informatiques chez Eurovia, une filiale du groupe Vinci. Depuis la
signature de la convention de parrainage au printemps 2009, les deux hommes ont
beaucoup discuté et Stéphane Rousseau cerne mieux les attentes de son filleul :
« Djilali connaît bien son métier mais il a encore besoin de conseils pour
démarrer dans de bonnes conditions. C'est dans les premières années qu'une
jeune entreprise est la plus fragile et que l'entrepreneur a le plus besoin
d'être soutenu. »
Des projets concrets
Djilali Boukhari et Stéphane Rousseau n'ont pas tardé à mettre
à profit leur collaboration pour développer des projets concrets. Le premier,
qui vise à équiper la salle informatique de Zy'Va en matériel de pointe, est en
cours ; le second devrait rapidement déboucher sur une mission pour Cap
Hitech : « un vrai travail avec une vraie rémunération », sourit
Stéphane Rousseau.
Trois an après sa création, l'opération « 1 par 1 pour
réussir » lancée par l'association Zy'Va compte une trentaine de
parrainages. On utilise par convention le terme de parrainage mais il va de soi
qu'il peut aussi s'agir d'une marraine !
Sophie Bocard
Dernière mise à jour: 07-02-2010 21:25
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07
2010
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Décembre 2009
La croqueuse est
arrivée
Tout le monde l'attendait avec impatience. Et elle est
arrivée. La croqueuse. La mâchoire géante s'est attaquée, le 12 novembre
dernier, aux bâtiments G et H des Canibouts. Ces deux immeubles ne devraient
plus être de ce monde à l'heure ou ces lignes seront imprimées. C'est une étape
très symbolique du Programme de renouvellement urbain et social (PRUS) qui
vient d'être franchie. Elle intervient quelques mois après que la première
pierre de deux immeubles de 58 logements sociaux a été posée aux angles des
rues de l'Agriculture et des Pâquerettes. Ils seront gérés par l'Office
municipal HLM et Logirep. Prochainement, ce dernier procédera à la démolition
de deux autres bâtiments aux Canibouts, les E et F, situés le long de la rue de
Metz. Mais au-delà des opérations de constructions-démolition, le Prus prévoit
la réhabilitation de près de 1 500 logements de l'OMHLM et de Logirep (façades,
menuiseries extérieures, remise aux normes électriques...). Ces travaux déjà bien
avancés doivent être achevés en 2010.
Cyril Pacouret
Dernière mise à jour: 07-02-2010 21:25
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01
2010
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Le Cash de Nanterre accueille aussi des sans-abri venus de la capitale. Pourtant, la Ville de Paris n’a pas été mise à contribution pour sa rénovation.
Un budjet de 7,7 millions d’euros est prévu pour améliorer la prise en charge des sans-abri qui viennent de toute la région parisienne passer la nuit et souvent se faire soigner à Nanterre, au Cash (centre d’accueil, de soin et d’hébergement). Un établissement atypique dans sa structure comme dans son fonctionnement : il appartient à la Ville de Paris, est présidé par le préfet de police de la capitale et regroupe à la fois un hôpital de proximité et des services dédiés aux personnes exclues : accueil de jour, consultation médicale, lits infirmiers, centres d’hébergement de moyenne et longue durée, maison de retraite, sans oublier le fameux Chapsa (centre d’hébergement d’urgence) où arrivent chaque soir par bus RATP des SDF de la capitale.
« On travaille pour que cet établissement soit maintenu, il est indispensable pour le secours aux personnes en difficulté », ont rappelé vendredi le président du Cash, Michel Gaudin, et le directeur, Philippe Thomas, lors d’une visite de l’établissement par Patrick Devedjian, « l’hôpital ne peut pas tourner sans le social et le social a besoin d’un hôpital in situ pour soigner les gens. » Président du Samu social de Paris, Xavier Emmanuelli a assuré au ministre de la Relance et président du conseil général des Hauts-de-Seine : « Ici, il y a tout le panel, de l’hébergement aux soins.
Cela a un grand intérêt parce que les hôpitaux modernes ne savent plus accueillir ce type de patients… »
Si Patrick Devedjian a paru convaincu du bien-fondé de l’établissement, il s’est montré moins enthousiaste à la vue du montage financier du projet d’humanisation, qui profite de l’argent du plan de relance : 77 % du projet sont subventionnés par l’Etat et 3 % sont autofinancés par l’établissement. Restent 20 % à financer : le Cash espère obtenir la moitié (778 000 €) du conseil général des Hauts-de-Seine et l’autre du conseil régional. « Je donne de l’argent au titre du plan de relance, au titre du conseil général, et vous ne demandez rien à Paris qui nous donne toujours des leçons de morale en matière de solidarité ? » s’est agacé le ministre, qui a passé toute la visite à demander des chiffres sur la part de SDF parisiens et altoséquanais fréquentant les différents services. Médecins et administratifs affichaient tous des mines défaites en tentant de trouver des chiffres cohérents : à qui « appartiennent » les sans-domicile-fixe, qui par définition n’habitent nulle part et partout, même si certains sont domiciliés dans une association ? Mais la direction du Cash a promis au patron des Hauts-de-Seine de tenir compte de son observation.
FLORENCE HUBIN
Dernière mise à jour: 07-02-2010 21:25
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