| Conseil du 22 juin 2006 |
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| 19-07-2006 | |
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Nanterre, le 4 juillet 2006
Compte rendu du conseil de quartier du 22 juin 2006.
Rappel de l’ordre du jour :
Plus d’une quarantaine d’habitants ont assisté au conseil de quartier,
en présence de Marc Vignau, président du conseil de quartier. Nadine
Garcia, Daniel Gauyack et Laurent El Ghozi étaient excusés.
Intervention de Marc Vignau : « Répondant à l’invitation de plusieurs locataires des Canibouts, le
maire de Nanterre, Patrick Jarry, s’est rendu, en ma présence, sur la
cité des Canibouts le 5 mai dernier.
A l’issue de cette visite, le maire a adressé un courrier à Logirep réclamant une intervention dans les plus brefs délais du bailleur pour répondre aux nombreuses préoccupations exprimées par les habitants, portant sur l’entretien au quotidien des pièces communes, des logements, des espaces extérieurs.
Une assemblée générale des locataires de la cité des Canibouts s’est par ailleurs tenue le mardi 4 mai au centre social des Canbouts, réunissant plus de 70 habitants. A cette occasion, une délégation d’une vingtaine de membres, représentant chaque bâtiment a été désignée. Cette délégation aura notamment à charge la réalisation d’un état des lieux exhaustif sur le patrimoine Logirep, des dysfonctionnements et problèmes repérés. Ses conclusions seront prochainement présentées au bailleur. La Ville, les élus du quartier, soyez en sûr, y seront très attentifs.
Sur l’ordre du jour qui nous concerne ce soir.
L’ancien sous préfet des Hauts de Seine en charge de la politique de la Ville, M. Dufour, a courant 2005, demandé la réalisation d’un diagnostic socio-éducatif sur le quartier du Petit Nanterre. Cette commande faisait suite à une interpellation de Zy’Va de l’ensemble des partenaires institutionnels (Ville, Etat, conseil général, CAF) réclamant des moyens supplémentaires pour répondre aux problèmes rencontrés par l’association, et notamment obtenir un agrément centre social. Ce diagnostic est aujourd’hui achevé. Aussi, je vous proposerai d’accueillir M. Gilles Rivet, du cabinet COPAS, qui nous présentera les conclusions de ce diagnostic et auxquelles réagiront les associations du quartier. Les autres points à l’ordre seront les suivants : - point d’information sur les conseils de cité, - point d’information sur la fête de quartier, - la parole aux habitants ».
1- Présentation du diagnostic socio-éducatif au Petit Nanterre par le cabinet COPAS et prise de parole des associations
Gilles Rivet (COPAS) : le diagnostic a été mené au cours du dernier trimestre 2005, sur la demande de la Préfecture et avec le soutien actif de la Ville de Nanterre, afin de repérer l’existant, mesurer les effets de concurrence, les aspects positifs comme les marges de manœuvre potentielles.On ne relève pas de situation préoccupante concernant la scolarisation des maternelles et des élémentaires, en revanche, il existe un décrochage important à partir des 16 ans : c’est une donnée importante et préoccupante pour le quartier. Le quartier ne part pas de rien, plusieurs atouts sont à souligner : - l’histoire même du Petit Nanterre, objet de fierté et d’identité collective pour ses habitants ; - l’existence d’un engagement militant fort de nombreux acteurs ; - les expérimentations en matière de démocratie participative : les conseils de quartier sont notamment des lieux « vivants » avec des débats riches. Ces trois atouts sont un véritable capital pour le quartier. Que manque t-il ? Les lacunes sont peu nombreuses. Le quartier est bien pourvu en équipements socio-éducatifs : - sur l’accueil petite enfance, certaines insatisfactions demeurent, même si, proportionnellement, on trouve plus de places en crèches ou en halte garderie au Petit Nanterre que dans d’autres quartiers de la Ville. Un solution : une meilleure utilisation des assistances maternelles ? - les moyens mis en place par l’Education Nationale, notamment concernant les postes RASED ne sont pas satisfaisants, surtout au regard des décrochages scolaires constatés sur le quartier. Sur l’existant, que peut-on améliorer ? - inscrire l’ensemble des actions menées sur le quartier de manière cohérente, dans le cadre d’un véritable projet de territoire. Pour cela, il existe une matrice, un levier, le PRUS (Programme de renouvellement urbain et social) ;- quelle place de l’école -et quelle importance accordée à la réussite scolaire- dans le parcours éducatif ? - beaucoup d’associations du quartier ont encore parfois du mal à travailler ensemble et à clairement se situer par rapport à la Ville. A ce niveau, il est nécessaire de clarifier des règles du jeu : quelle place accordée par la Ville aux associations ? Au niveau associatif, de très nombreuses choses sont menées mais l’on constate des zones de recouvrement, des effets de concurrence. Une mise à plat est indispensable pour dégager des complémentarités (définition des champs d’intervention et des coopérations potentielles). Ceci est d’autant plus vrai que les associations sont confrontées à de grosses difficultés financières et donc sont tentées de solliciter les financements là où ils se trouvent, quitte à s’écarter de leur champ de compétence ; Le fait qu’il existe sur le quartier deux centres sociaux est atypique mais trouve sa justification dans son histoire ( Pâquerettes/Canibouts). Cette situation présente un risque, celle d’une segmentation, d’un renforcement d’une bipolarisation entre les deux principales cités du quartier. L’enjeu est donc de tendre vers une plus grande coopération entre les deux centres –qui s’est d’ores et déjà amorcée (redéfinir les missions de chacun). En ce sens, l’hypothèse de création d’un troisième centre social est complètement infondée.- dynamiser les cadres de concertation existants, avec en particulier pour enjeu de mieux associer les jeunes du quartier. Ce travail doit être mené rapidement : le PRUS doit être la fenêtre de tir qui peut favoriser ces améliorations. Pour cela, une impulsion de la Ville est indispensable, l’Etat devant également pour sa part prendre ses responsabilités. Marc Vignau : le diagnostic a été présentée aux membres du groupe de suivi du PRUS et il nous semblait par ailleurs indispensable que les habitants du quartier puisse bénéficier d’une restitution d’une étude pour laquelle la Ville souhaite fortement qu’elle trouve un débouché. C’est pourquoi, le sous-préfet sera interpellé à la rentrée pour savoir quelles suites il compte lui donner. Pour notre part, nous souhaitons nous appuyer sur les préconisations et les conclusions de ce diagnostic pour avancer collectivement. Une habitante : pouvez-vous clarifier votre point de vue sur l’existence que vous jugez « atypique » de deux centres sociaux sur le quartier ? Une habitante : compte tenu des besoins élevés existants sur le quartier, l’existence d’un grand nombre de structures est un plus, une source de richesse et de diversité. Unifions d’abord le quartier avant d’envisager quoi que ce soit. Cela suppose bien évidemment un travail partenarial entre les associations, de dégager les complémentarités et les moyens nécessaires pour leur permettre d’exister. Avec la mise en place des CUCS (contrat urbain et de cohésion social, remplaçant le contrat de ville), les coopérations entre la Ville et les associations devront se renforcer, tout en garantissant l’indépendance de ces dernières pour leur permettre de continuer à réaliser leur travail sur le terrain. Une habitante : représentant ce soir l’AJSCN, je voudrais dire que cette association qui dispose de peu de moyens, fonctionne avec un réseau de bénévoles et regroupe plus de 500 adhérents, mériterait d’être encore plus soutenue financièrement. Gilles Rivet : l’existence de deux centre sociaux est bien évidemment une source de diversité et s’explique encore une fois par l’histoire de ce quartier. Mais elle comporte à la fois des aspects positifs et négatifs. Leur coopération est donc indispensable pour renforcer et faire émerger une identité propre à l’ensemble du quartier et pas exclusivement à une cité. L’hypothèse d’une fusion entre les des deux centre sociaux ne doit pas se traduire par une diminution de l’offre en termes de services (et de moyens). Plus largement, il faut aussi repenser les missions du GAO, la place de Zy’Va, Mieux Vivre au Petit Nanterre, etc. Une habitante : Le GAO fait de l’accompagnement scolaire mais cette activité s’inscrit en lien avec son coeur d’intervention, la prévention spécialisée, dans une optique d’amélioration des rapports entre les adolescents avec l’école. Gilles Rivet : il s’agit d’être attentif à ce que cette activité d’accompagnement scolaire ne se fasse pas aux dépens de la prévention spécialisée auprès des jeunes et des ados dans le quartier. Il paraît donc nécessaire de travailler sur une cohérence dans les discours, les pratiques qui doivent être discutées avec l’ensemble des partenaires. Un habitant : il est bien sûr positif de s’appuyer sur une identification des atouts au Petit Nanterre, mais il ne faut oublier les lourds handicaps auxquels ce quartier est confronté : décrochage scolaire, taux de chômage très élevé, etc. Ce quartier est bien sûr à part mais ses besoins sont considérables et il est nécessaire qu’il puisse disposer de moyens encore plus importants. Aujourd’hui, si toutes les associations rencontrent des difficultés financières, tout le monde n’est pas mis sur le même plan par les financeurs : sans l’aide de la Ville, le centre social des Canibouts aurait depuis longtemps disparu, alors que dans le même temps la participation de l’Etat n’a cessé de diminuer. Cette situation complique les rapports entre les associations. Zy’Va a bénéficié d’un audit du FASILD qui s’est traduit par une multiplication par deux de sa subvention. Tant mieux pour Zy’Va et pour les enfants qui sont encadrés ! Mais qu’en est-il pour les autres structures ? Le centre social des Canibouts attend toujours que le FASILD réalise également un audit. L’existence de deux centres sociaux se justifie au regard des besoins élevés exprimés sur le quartier et s’explique –cela a été dit- de par l’histoire même de ce quartier. A l’origine, le centre social des Canibouts a été créé par Logirep et visait à isoler la cité des Canibouts et a coupé ses habitants du reste du quartier. Cela a bien sûr eu de lourdes incidences. Alors aujourd’hui, comment « casser » la frontière qui existe entre les Pâquerettes et les Canibouts ? Le PRUS doit être cet outil qui doit permettre d’unifier le Petit Nanterre. Les deux centres sociaux se doivent d’accompagner cela mais pas n’importe comment et en tenant compte de la réalité. Si aujourd’hui, on explique aux habitants des Canibouts que l’on va leur retirer un équipement au travers d’une fusion entre les deux centre sociaux, cela sera très mal vécu. Je pense qu’il faut des cours d’alphabétisation, des écrivains publics, des deux côtés du quartier. La fusion éventuelle des deux centres sociaux comporte également un autre un risque : les financeurs pourraient être tentés de donner moins d’argent. Le café des parents est aujourd’hui un bon exemple du travail de mutualisation et de coopération entrepris entres les deux centres sociaux. Mais pour coopérer, il faut exister. Pour notre part, nous ne battons pour que les habitants du quartier soient acteurs à part entière du centre social des Canibouts : c’est dans cet esprit que nous avons élaboré notre projet social qui sera présenté à la CAF. Une habitante : pourquoi traiter exclusivement du socio-éducatif dans votre diagnostic ? Gilles Rivet : la commande du sous-préfet portait exclusivement sur le « socio-éducatif ». On ne nous a pas accordé par ailleurs suffisamment de temps pour aller plus loin dans le détail. Il fallait donc faire des choix. Marc Vignau : en guise de conclusion sur ce premier point, je voudrai tout d’abord remercier une nouvelle fois Gilles Rivet d’avoir été présent ce soir parmi nous. Nous souhaitons donner un débouché à ce diagnostic, nous appuyer sur ses préconisations pour avancer tous ensemble. Nous serons bien évidemment attentifs à ce que les financeurs et en particulier l’Etat donnent à ce quartier les moyens qui lui sont nécessaires.
2- Point d’information sur la création de conseils de cité
Marc Vignau : Il s’agit ce soir de vous présenter les pistes de réflexion qui ont été abordées par le groupe de suivi.Jacques Guevel : il existe aujourd’hui un problème relationnel à tous les niveaux entre les habitants et les bailleurs : en terme d’écoute, sur l’entretien, etc. Or, les amicales sont peu nombreuses sur le quartier. Comment par conséquent les faire vivre ? Une expérience a été menée aux Fontenelles (quartier du Parc) avec la création d’un conseil de cité regroupant des représentants des bailleurs, des habitants mais également les services de la Ville. Les problèmes y sont identifiés et débattus, un suivi est effectué pour mesurer si des réponses ont été apportées. Ce projet est aujourd’hui en débat (quel territoire(s) concerné(s), etc. ?). Notre souci est bien sûr que ce(s) conseil(s) de cité puisse voir le jour assez rapidement. Marc Vignau : les bailleurs ne peuvent pas décider seuls de l’avenir du territoire de leur parc social. Il est nécessaire qu’ils puissent renforcer leurs liens avec les habitants. La présence des services de la Ville dans les conseils de cité leur donne une légitimité, une cohérence. Ils constituent un outil important pour la vie démocratique d’un quartier. Un travail sera engagé à la rentrée par le groupe de suivi. Les bailleurs devront bien sûr jouer le jeu.
3- Point d’information sur la fête de quartier du Petit Nanterre (24 juin – Esplanade Sonacotra)
Une habitante : pourquoi ce choix en terme de lieu ? N’aurait-il pas été préférable d’organiser la fête de quartier sur la Place des Muguets ?Marc Vignau : notre souci était d’occuper un lieu symbolique fort (autour du foyer des Primevères) avec la mise en place du PRUS, situé par ailleurs près de cette frontière que constitue la rue de l’Agriculture entre les Pâquerettes et les Canibouts. La fête de quartier a rassemblé plusieurs centaines d’habitants le samedi 24 juin et s’est déroulée après la kermesse de l’école La Fontaine qui se tenait en matinée La fête s’est achevée vers 19h30 au terme de la programmation sur la scène principale (concerts, animations, etc.) qui avait débuté à 15h.
Marc Vignau.
Fait le 01/07/2006 |
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